Les demandeur-euse-s d’asile vénézuélien-nne-s en Europe

Mardi, 10 Avril 2018

Le nombre des Vénézuélien-nne-s demandant l’asile dans l’UE a augmenté de près de 800% en deux ans.

L’État d’urgence en vigueur depuis 2016 a été prolongé à plusieurs reprises au Venezuela. Les forces de sécurité exercent une répression excessive sur les manifestant-e-s : des centaines de personnes ont été arrêtées et torturées – et parfois victimes de violences sexuelles - dans  le pays. Les civil-e-s qui manifestent pour les droits humains sont réprimé-e-s et poursuivi-e-s devant la justice militaire.

Amnesty International fait ainsi l'état des lieux des problèmes qui entourent le pays : manque de liberté d’expression ; répression massive des manifestations ; recours excessif à la force ; arrestations et détentions arbitraires ; torture et autres mauvais traitements ; dépendance du système judiciaire aux réseaux gouvernementaux ; emprisonnement des opposant-e-s ; disparations forcées ; impunité ; manquement dans les droits sexuels et reproductifs ; et les droits liés à l’alimentation et à la santé.

Par conséquent, le nombre des demandeur-euse-s d’asile vénézuélien-nne-s augmente considérablement, notamment au Brésil, au Costa Rica, aux États-Unis, au Pérou et à Trinité-et-Tobago.

Dans l’UE, le nombre de ces dernier-ère-s a augmenté nettement au cours des deux dernières années. Parmi les pays européens, l’Espagne a reçu le plus grand nombre des Vénézuélien-nne-s, avec près de 1 400 personnes en février 2018. Aujourd’hui, le Venezuela se situe dans les 10 premiers pays pourvoyeurs de demandeurs d’asile en Europe. Dans l’ensemble des pays de l’UE, le nombre des demandeur-euse-s d’asile vénézuélien-nne-s est passé de 6 743 en février 2017 à 14 824 en février 2018.