RSE

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un concept clé permettant d’intégrer emploi et diversité dans une même synergie alliant croissance et qualité de l’emploi, tout en tenant compte d’impératifs actuels tel que le développement durable.

 

Sur le plan européen dans lequel le concept est largement appuyé, le coup d’envoi fut donné par Jacques Delors en 1995, à travers un appel à la « responsabilité des entreprises pour lutter contre l’exclusion sociale ». Depuis, l’attention apportée par l’UE à la RSE n’a cessé de grandir au point d’être devenue aujourd’hui un élément clé de certaines politiques européennes, telles que l’emploi, la croissance économique et la cohésion sociale.  Dans sa Communication intitulée « La responsabilité sociale des entreprises : une contribution des entreprises au développement durable », la Commission européenne définit la RSE comme « l’intégration volontaire par les entreprises des préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes ».

 

La définition proposée par la Commission européenne permet de déduire neuf critères de base, caractéristiques d’une démarche socialement responsable :

• La RSE doit être adoptée volontairement par l’entreprise.

• Les mesures prises par l’entreprise en matière de RSE doivent dépasser les exigences légales et les normes sociales et environnementales, mais ne doivent pas se substituer à la législation en vigueur. « Les entreprises adoptent un comportement socialement responsable en allant au-delà des prescriptions légales et s’engagent dans cette démarche volontaire parce qu’elles jugent qu’il y va de leur intérêt à long terme ».

• L’entreprise doit intégrer la RSE à son mode de gestion et de management. L’adhésion de la direction est nécessaire afin de pouvoir bénéficier des ressources financières et matérielles permettant l’intégration de la RSE.

• La mise en place de la RSE ne peut se faire sans un dialogue avec toutes les parties prenantes, ce qui induit un réel gouvernement d’entreprise.

• La RSE ne peut être motivée par la seule recherche de profits économiques. La responsabilité sociétale des entreprises ne sert pas qu’à des fins économiques et la recherche de profit pour les actionnaires ne doit pas être le seul objectif.

• L’entreprise doit pouvoir s’adapter aux changements et évoluer avec la société.

• L’entreprise doit intégrer des préoccupations sociales, autant en interne que vis-à-vis de l’extérieur. Au niveau interne par exemple, cela doit se traduire de manière à pouvoir répondre aux enjeux liés au travail et aux relations sociales, notamment dans la gestion des ressources humaines (politique d’emploi, lutte contre les discriminations, qualité de vie au travail, etc.).

• L’entreprise doit intégrer des préoccupations environnementales. Quelle que soit leur nature, les entreprises agissent sur leur environnement. Dans un souci de protection de la planète, il est de leur devoir de minimiser les effets négatifs de leurs activités.

• Une politique de RSE doit pouvoir être vérifiée et évaluée. L’entreprise doit tenir ses engagements et pouvoir démontrer par des faits son comportement responsable. Les meilleurs outils pour cela sont les chartes, les codes de conduite, les labels et les rapports sociétaux / bilans RSE.

 

Enfin, notons que l’implication des institutions européennes n’est pas suffisante au développement et à l’encadrement stimulateur de la RSE, qui passe nécessairement par l’appropriation du concept par les parties prenantes, dont les entreprises en particulier.